samedi 12 janvier 2008

Rébellion touareg au Nord Niger - Uranium Areva

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Pourquoi ce silence dans les médias de la rébellion Touareg au Nord du Niger (MNJ)?
Va t-on enfin en parler depuis que 2 journalistes d'Arte sont en prison et risquent la peine de mort pour avoir été interviewé le chef de la rébellion.
On pourrait parler par la même occasion d'Aréva qui exploite l'uranium dans cette région.

(Libération 9 janvier 2008) Interrogé hier matin lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a volontairement répondu évasivement et à côté du sujet. «Par moments, j’aimerais que certains soient prudents, a-t-il déclaré. Nous sommes obligés de prendre des risques pour aller chercher certains de vos confrères qui ont pris des risques qui n’avaient rien à voir avec l’exercice de leur métier, et qui sont simplement dus à une certaine légèreté. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’on doit enfreindre la loi», a-t-il conclu en se décernant un satisfecit pour être allé «chercher» les journalistes arrêtés au Tchad. Un aveu implicite d’impuissance dans le cas du Niger, où le président Mamadou Tandja se montre, pour l’instant, imperméable à toute forme de pression.

AREVA POURRIT LE NIGER : La société AREVA pollue notre espace vital, mais outre cette grande irradiation dans l’atmosphère, polluant les eaux souterraines, elle affame et marginalise depuis plus de trente ans les communautés locales touaregs sur leur propre terre. AREVA participe implicitement au vaste complot inhumain d’exclusion des ses populations des retombés économiques de cette activités d’ou la rébellion touareg du niger. Elle recrute avec des dés pipés son personnel technique dans les populations du sud, faisant des touaregs des étrangers chez eux et cela en complicité avec les hommes politiques du Niger. Une situation injuste, inacceptable qui doit être revue par les responsables de AREVA. On a versé notre sang pour défendre un idéal de liberté et de vie, cela vous interpeller sur la question de nos droits tous simplement. Vous allez négocier avec le premier ministre qui ne voit que les prébende qu doivent tirer ses amis des marchés en oubliant le germe d’un nouvelle rébellion qu’il crée sciemment ou inconsciemment. Au cour de la première rébellion si les rebelles touaregs ne se sont pas assez attaqués aux investissements français au nord, en ne prélevant que des véhicules pour combattre, c’était dans l’espoir que ces sociétés allaient recrutées du personnel local. ce qui d’ailleurs est contenu dans les accord de paix, mais cela a été esquiver avec la bénédiction du pouvoir et transformé en minable insertion de 150 mille franc CFA par combattant. AREVA, change de politique de recrutement et d’aide au développement vis à vis des populations locales Touaregs, ou tu auras très certainement du péril à la demeure d’Arlit, même si cela tournera en David contre Goliath. (CQFD 11 mars 2007)

Comme dit Sarkozy, le nucléaire est « un choix écologique » (au Sénat, 07/07/2004 Nucléaire : Nicolas Sarkozy, égal de Roselyne Bachelot). La preuve : au Niger, le nucléaire français tue, ça fait du compost pour les cimetières. Dans le Nord du pays, où Areva exploite deux mines d’uranium, on observe un surcroît de maladies cardio-vasculaires, d’allergies, de grossesses extra-utérines et de malformations à la naissance. Areva ne nie pas le problème mais en impute la responsabilité à « la présence abondante de sable et de poussière ». Le désert est si sournois ! La CRII-Rad et le laboratoire Algade ont beau souligner que la radioactivité de l’eau consommée là-bas torpille à la fois les « normes de potabilité internationales » de l’OMS et « les critères de la réglementation française », Areva martèle que « le taux de radioactivité demeure inférieur aux recommandations sanitaires internationales », en s’appuyant sur une étude qu’elle a elle-même financée. L’un des auteurs de ce rapport, Didier Gay, reconnaît que sa mission a été menée « à titre commercial » et avoue : « La question sanitaire des travailleurs n’a pas du tout été abordée. » À cause du sable, sûrement. Ce qui a été abordé de front, c’est la question des médias : en février, Areva a invité au Niger un groupe de journalistes dociles. « Ils avaient déployé les grands moyens pour que nous soyons le plus à l’aise possible. Ils nous présentaient une vision totalement idyllique des choses », racontera un invité. Le 22 avril, La Tribune titrera : « Areva mise hors de cause dans la polémique sur ses mines au Niger. » La veille, le gouvernement français venait d’accorder 7 millions d’euros d’« aide au développement » à l’État nigérien. Le prix du silence.

Publié dans CQFD n°24, juin 2005.

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